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Lucas de Sousa Le mercredi 25 février 2009 à 15:08 par

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Le XBLA se dote d’un nouveau jeu qui se tourne clairement vers les parties multijoueur. Death Tank se lance dans l’aventure de proposer une alternative à la série mythique et jamais égalée de la Team 17 Worms. Bien que ses ambitions ne soient pas aussi grandes, le chemin qu’il entreprend est dangereux tant la série des vers guerriers a imposé des codes dans le genre qui ont pour effet de balayer les concurrents de la mémoire des joueurs.

On n’est pas déjà passé par là ? Et pourquoi tu me ressembles ?

Dans ce type de jeu, il n’y a pas de place pour une quelconque histoire ou autre justification. Il s’agit juste d’un affrontement de chars d’assauts futuristes qui ont pour unique but de se détruire entre eux. Les décors qui se succèderont souffrent du « syndrome du jumeau » c'est-à-dire qu’ils se ressemblent mais quelques détails les distinguent. En effet si on prête attention on remarquera rapidement que les terrains de jeu prennent seulement la forme de dunes ou de collines, mais que l’arrière-plan et les animations sont différents. Pourtant son manque d’originalité n’affecte en rien ses graphismes et sa réalisation tout à fait honorable notamment les effets de lumières forts agréables quand on détruit son adversaire.

Dans un univers aussi succinct on pouvait s’attendre à ce qu’on puisse au moins avoir quelques outils de personnalisation pour apporter sa touche personnelle. Que nenni, on est cantonné à un mode de création de véhicules d’une pauvreté saisissante. En effet, si l’imaginaire est vaste, force est de constater qu’il est difficile de se démarquer avec seulement huit engins et une palette de couleurs. Dès lors on peut parier que ce manque sera comblé par un pack téléchargeable qui aura peu de chance d’être gratuit.

Un grain de sable dans la chenille

Cette sensation de vide absolu se ressent encore dans les modes de jeux. Que ce soit en solo ou en multi, il n’existe que des batailles classiques alors qu’on aurait pu s’attendre à des choix plus diverses connaissant  les possibilités que peut offrir ce genre de jeu. On aura droit uniquement à des matchs à mort dont le vainqueur sera celui qui aura le plus de points à la fin d’un nombre de rounds donnés. Bien sûr on peut créer sa partie, mais là encore, à part changer des éléments du gameplay et l’IA de ses ennemis, on doit se contenter de jouer en chacun pour soi ou en équipe. Même avec la possibilité de jouer en ligne contre sept autres joueurs, la répétitivité des parties reste trop prédominante.

Le titre a malgré tout un gameplay qui bénéficie d’une certaine dose de fun. A bord de son char, on doit tirer des obus sur l’ennemi en calibrant l’angle et la puissance de projection grâce au stick analogique. Mais il ne faut pas croire que l’on a tout son temps pour réfléchir puisque l’action est entièrement en temps réel. Il faudra donc faire preuve de précision et d’anticipation car votre véhicule est bizarrement victime d’une lenteur pire que celle des vers de Worms. Afin de se faciliter la vie, il faudra détruire le plus d’adversaires possible, ce qui rapportera de l’argent et ainsi donnera accès à des armes et des améliorations diverses. Pourtant, il faudra beaucoup pratiquer afin de maîtriser parfaitement son tank car  même avec tout un attirail on s’arrachera souvent les cheveux quand on se fait exploser en moins de deux secondes.

4/10 Pour conclure, Death Tank est un titre qui ne présente qu’un intérêt à court terme. Même si les sensations de jeu sont bonnes, le manque de challenge apparaît rapidement et la lassitude nous emporte. De plus, son prix de 1200 points Microsoft est totalement disproportionné par rapport à sa qualité surtout quand on sait que Worms est à 400 points Microsoft.

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